Comment je suis passé du flocage au tufting ( et pourquoi j'adore ça)
J'ai commencé ma vie professionnelle sans plan bien défini. La seule chose dont j'étais sûr·e, c'était mon amour des animaux… et mon besoin de contact humain, vital pour moi. Alors j'ai enchaîné les petits boulots, les formations, les expériences. J'ai beaucoup exploré, souvent improvisé, toujours rebondi.
Et puis, il y a eu la rencontre avec Bibi ❤️ . C'est avec lui que le graphisme est entré dans ma vie. Un jour, il ressort de vieux logos détournés, et là, ça fait tilt. C'est le début d'une aventure incroyable : 15 ans de La Fabrik .
On a commencé sur les marchés, puis on a grandi, jusqu'à travailler avec des magasins plus gros. Notre marque ? De l'humour, de la famille, de la personnalisation… et surtout, beaucoup d'écoute client. Le plaisir de concrétiser leur idée sur un tee- shirt n'a jamais arrêté de m'animer.
Après 10 ans à Pézenas, au rythme des saisons, nous avons fait un choix : passer au tout numérique. Pourquoi ? Pour pouvoir, enfin, profiter de nos week- ends avec nos enfants avant qu'ils ne prennent leur envol.
Alors dit au revoir La Fabrik , bonjour Le Fagoteur !
Mais voilà : malgré tous les avantages du numérique… je sentais qu'il me manquait quelque chose. Le plaisir du travail manuel. Le vrai. Celui qui passe par les mains, les matières, les gestes.
Je me suis mise en quête d'une nouvelle passion créative. J'ai tout envisagé : argile, poterie, résine, ciment, tapisserie d'ameublement… Les idées se mélangent les pinceaux.
Et puis, un jour, après des scrolls sans fin sur les réseaux, je tombe sur le tufting . Un coup de foudre. Je veux essayer. Pas demain. Maintenant.
Alors je prends une décision : soit je m'inscris dans un atelier d'initiation, soit j'achète le matériel directement. Devine quoi ? J'ai acheté le pistolet.
Et sans le savoir, je venais d'ouvrir un nouveau chapitre de ma vie .
🎯 Les débuts concrets… et les premières remises en question.
En novembre , ma toute première machine arrive. Je mes cadres maison, je chine des fabriques de bobines de laine un peu partout, et c'est parti : impossible de m'arrêter .
Je commence par reproduire des illustrations trouvées sur Pinterest pour me faire la main. Après des années à faire du flocage monochrome, je ressent un besoin urgent : travailler la couleur, la matière, le détail . Je veux me lancer dans des visuels réalistes, des portraits, des dessins complexes… mais très vite, je me heurte à la réalité du tufting.
Quand on travaille sur de petites pièces, les contraintes techniques sont nombreuses :
- les visuels trop détaillés rendent mal à petite échelle,
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les bobines s'emmêlent si elles ne sont pas passées au bobinoir avant, je passe des heures à défaire des nœuds et ça me rend folle 😝
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entre la laine, la colle, la toile, le pistolet, design… c'est un joyeux bazar dans ma tête.
Mais peu à peu, je corrige mes erreurs. Mes gestes deviennent plus précis. J'affine mes envies, j'épure mes idées. Je commence à naviguer de style en style , en quête de ma propre identité graphique . Et honnêtement, je la cherche encore — mais c'est ce qui rend l'aventure passionnante. Et de toute cette conviction et nait Ma Carpette avec le soutien constant de mes deux acolytes du Fagoteur Bibi et Bassma sans qui tout ça ne serait pas possible
Ce que j'ai compris en revanche, c'est que j'ai moins envie de faire des tapis . Ce qui me plaît, c'est :
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la décoration murale ,
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la personnalisation de vêtements de seconde main ,
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l' upcycling de pièces en tout genre ,
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et surtout, le développement d'une gamme de sacs à main alliant textile, tufting et couture.
Le tufting m'a ouvert un champ d'exploration infini, entre artisanat, design textile, mode et upcycling. Et je sens que je suis juste au début d'une grande aventure .